MITCHELL Andrew

Doctorant

Doctorant

Agrégé (option : littérature de langue anglaise)

Professeur de lycée

Coordonnées de contact :

Domaines de recherche

  • Shakespeare
  • Théâtre élisabéthain
  • Phénoménologie et imagination

Siècle d’étude

16ième et 17ième siècles (principalement les périodes Tudor et Stuart)

Autres centres d’intérêt

  • La littérature d’imagination en tout genre (notamment Tolkien et Lovecraft).
  • Les œuvres de la Hammer Film Production.
  • La programmation sur système UNIX (C, Bash, Ruby)

Formation initiale

  • D.E.A de littérature anglaise (2003)
  • CAPES (2005)
  • Agrégation externe (2012)

Thèse

Esthétique de l’évocation dans le théâtre de Shakespeare.

Résumé de la recherche

Le théâtre (du grec theatron) est étymologiquement le lieu (d’)où l’on voit. Toutefois, l’œuvre théâtrale de Shakespeare foisonne de morceaux descriptifs et narratifs invitant le spectateur à imaginer plutôt qu’à voir, où le temps dramatique est suspendu et les mots cherchent à rendre visible à l’esprit du spectateur ce que la scène ne représente pas, ou représente autrement. La fonction de l’évocation verbale chez Shakespeare sert différentes stratégies d’écriture, procédant tout à la fois des conditions matérielles de la représentation, certes, mais aussi d’un véritable projet esthétique. Cette thèse vise à questionner la théâtralité des œuvres dramatiques de Shakespeare en évaluant les fonctions dramatique, poétique et même philosophique de son esthétique de l’évocation. On peut déjà émettre l’hypothèse suivante : Shakespeare se sert de ce temps suspendu afin de mieux construire son intrigue, l’évocation servant alors une fonction purement interne au récit dramatique ; mais, plus important probablement, elle sert aussi une autre fonction, externe au drame cette fois-ci : elle invite le spectateur à ne plus simplement voir et entendre mais à percevoir et à imaginer, doublant de ce fait le drame d’un processus de pensée imageante produit par le texte poétique d’abord, mais aussi par d’autres éléments dramaturgiques tels que la musique, la danse, la pantomime et le décor. C’est cet appel à l’imagination du spectateur, sollicité autant par l’évocation verbale que sensorielle, qui servira de ligne directrice à la construction d’une esthétique de l’évocation, où la scène évoquée dessine une perspective nouvelle et interroge le critique sur la part laissée au spectateur dans la construction du drame représenté.

Mots-clés

Dramaturgie, rhétorique, stylistique, imagination, phénoménologie.

Directeur de recherche

Jean-Louis Claret, MCF-HDR.