FAGOT Marion - Thèse / HDR

Titre de thèse :
La mer dans la poésie romantique anglaise de Blake à Swinburne
Directeur de recherche :
Joanny Moulin
Date de la première inscription :
01.09.2013
Date de soutenance prévue :
01.10.2017
Résumé de la thèse en français :

Ce projet de thèse de doctorat se propose de sonder la fascination des poètes romantiques  anglais pour la mer, sur la période relativement longue du romantisme au sens large, incluant les poètes « postromantiques », mais à travers un corpus thématiquement restreint, puisqu’il s’agira ici d’étudier, d’analyser et de mettre en regard des poèmes reprenant la métaphore marine. Nous allons nous pencher sur cette expérience médusante pour les poètes romantiques anglais, dont le grand amour de la mer n’est jamais affaibli, mais bien plutôt accru, par la terrible épreuve de la tempête (voir plus particulièrement Byron et Shelley). La tempête, pour nos poètes-philosophes qui sont aussi marins à leurs heures, c’est tout à la fois la musique et la rumeur des batailles, ou encore l’expérience du sacré, car la tempête appelle la prière et la grâce, comme le montre si bien le poète postromantique Gerard Manley Hopkins. La tempête est conçue comme une véritable expérience marine du divin. En outre, la mer est le territoire où navigue la pensée des poètes. De là, elle est un espace de création littéraire, territoire non défriché, non balisé si ce n’est par les références mythologiques ou bibliques. Plus encore qu’elle en renouvelle les représentations, la poésie romantique ouvre un véritable espace d’écriture de la mer.

5 mots-clés en français :
  • Mer
  • Poésie
  • Romantisme
  • XVIIIe siècle
  • XIXe siècle
Résumé de la thèse en anglais :

This thesis aims at examining how British romantic poets were fascinated by the sea, throughout the relatively long era of "romanticism" in a wide acceptance of the term which includes "post-romantic" poets, and while focusing on a thematically limited corpus since the end goal is to study, analyse and compare poems with maritime metaphors. We will concentrate on this experience which proved stupefying to the British romantic poets, whose great love of the sea never waned, but rather waxed, after the terrible trial of the tempest (especially in the cases of Byron and Shelley). To our philosopher poets who were also sometimes sailors in their spare time, the storm is simultaneously music and the rumbling of war, as well as the experience of the sacred, for storms call for prayers and grace, as the post-romantic poets Gerard Manley Hopkins so brilliantly shows. The storm is conceived as a true maritime experience of the divine. Furthermore, the sea is a space where poets' thoughts drift freely. From there, it is a place of literary creation, a wilderness, only mapped out by mythological and biblical references. More so than it renews its representations, the romantic poetry opens a real space of sea writing.

5 mots-clés en anglais :
  • Sea
  • Poetry
  • Romanticism
  • 18th century
  • 19th century