Programme C – Expériences de la modernité dans l’espace transatlantique, XVII-XVIIIèmes siècles

Responsable : Laurence Lux-Sterritt (MCF HDR)

Carnet de recherche: https://britaix.hypotheses.org/

Membres

Membres du programme : Nathalie Bernard (MCF), Jean-Louis Claret (MCF HDR), Anne Dunan-Page (PR), Gérard Hugues (PR émérite), Grégoire Lacaze (MCF HDR), Laurence Lux-Sterritt (MCF HDR), Ruth Menzies (MCF), Hélène Palma (MCF), Gilles Teulié (PR),  Jean Viviès (PR), Sara Watson (MCF)

Doctorant.e.s : Alice Balique, Lauriane Bremond, Amélie Derome, Élodie Galiana Camarena, Francesca Genesio, Colin Harris,  Mireille Ozoux, Claire Schiano-Locurcio, Marion Serre

Docteurs : Emilie Mitran, Justine Dupouy

Partenariats
Queen Mary Centre for Religion and Literature in English, https://www.qmul.ac.uk/sed/religionandliterature/ 

Early Modern Religious Dissents and Radicalism (EMODIR), https://emodir.hypotheses.org/ 

Présentation

Le programme prend pour objet la modernité des XVIIème et XVIIIème siècles et la réception des textes dans la période contemporaine. Il se compose de trois thèmes consacrés respectivement à une grande figure, Jonathan Swift, dont la relation à la modernité est paradoxale en ce qu’il est porteur d’une critique de la modernité et en même temps l’auteur d’un grand texte de fiction qui en manifeste nombre d’enjeux narratologiques, moraux et philosophiques ; à la religion vécue ou « lived religion », qui a connu au cours de la dernière décennie un essor dans les pays anglophones, l’objet en étant les pratiques plus que les idées, l’expérience vécue des hommes et des femmes plutôt que la doctrine. Conçu de cette manière, le thème est innovant en France ; à l’édition, la traduction, l’adaptation et la réécriture de textes de la modernité à travers quelques exemples de textes historiques, philosophiques et fictionnels. Son approche intègre les problématiques nouvelles liées aux humanités numériques, qui renouvellent les objets, les méthodes, la diffusion, la reconnaissance et les enjeux institutionnels de la recherche.

Le programme propose, au-delà des activités propres des thèmes, un séminaire de programme commun aux trois thèmes. Le séminaire est organisé en projets bisannuels : de 2018 à 2020, nous avons exploré, avec nos invités, la notion de progrès ; pour l’horizon 2020-2022, nous envisageons un travail commun de nature plus épistémologique, cherchant à explorer nos approches des textes de l’ère moderne au prisme de nos formations diverses. En tant qu’universitaires spécialistes d’une ère culturelle qui n’est généralement pas celle de leur lieu de formation, les anglicistes de France peuvent-ils apporter un regard différent qui complèterait celui de nos collègues du monde anglophone ?

Retrouvez notre carnet de recherche sur http://britaix.hypotheses.org

et notre compte Twitter @Britaix17_18

Thème C1. Swift et la modernité

(resp. Jean Viviès)

Membres du thème : Nathalie Bernard, Grégoire Lacaze, Ruth Menzies, Jean Viviès.

Doctorantes : Alice Balique, Amélie Derome,  Élodie Galiana-Camarena, Mireille Ozoux, Marion Serre

Docteurs (2019) : Justine Dupouy

Jonathan Swift est porteur, aussi bien dans ses récits de fiction que dans ses autres écrits, d’une critique de la modernité, dont on peut trouver une représentation dans son contemporain Daniel Defoe, et en même temps l’auteur d’un grand texte qui en manifeste nombre d’enjeux narratologiques, formels, thématiques, politiques, moraux et philosophiques. Les recherches s’appuieront sur la très dense bibliographie critique internationale existante, mais aussi sur la comparaison avec Defoe comme emblème de la modernité en contrepoint dialectique, et sur l’apport de conceptualisations françaises et de réinterprétations littéraires contemporaines. Un livre publié en 2016 par le responsable du thème servira de point de départ. Une politique d’acquisition d’ouvrages par le LERMA et par la Bibliothèque Universitaire permet de disposer des travaux les plus récents. Un ouvrage collectif en anglais, fondé sur la ré-interrogation au XXIe siècle de grands textes de Swift, et qui est d’autre part innovant dans sa forme de nature épistolaire, est en cours de préparation par les membres du thème. Les jeunes chercheurs sont étroitement associés au travail qui est conduit. Partenaires : universitaires spécialistes de Swift (Oxford, Yale), dont un docteur honoris causa d’Aix-Marseille Université (2012), avec lesquels des collaborations suivies existent déjà.

Thème C2. Religion vécue

(resp. Anne Page et Laurence Sterritt)

Membres du thème : Anne Dunan-Page, Laurence Lux-Sterritt, Gilles Teulié, Sara Watson.

Doctorant.e.s : Colin Harris, Claire Schiano-Locurcio

La recherche sur la religion vécue (« lived religion »), a connu au cours de la dernière décennie un essor dans les pays anglophones. À la croisée de l’histoire, de l’approche littéraire de textes et de la sociologie, cet objet d’étude, tel un prisme, révèle de nouvelles nuances et redessine peu à peu les contours des études sur la religion. En s’intéressant d’avantage aux pratiques qu’aux idées, à l’expérience vécue plutôt qu’à la théorie prescrite, on opère un glissement méthodologique important. Il s’agit de s’éloigner de la traditionnelle perspective du « top-down », dont on reconnaît désormais les limites, pour aborder le fait religieux autrement, dans une optique du « bottom-up ». En France, la religion vécue est un domaine qui reste très peu exploré pour l’instant, à peine effleuré par quelques historiens. Ce thème a pour objectif d’abord de fédérer l’ensemble des chercheurs de l’établissement travaillant sur ces questions, sans considération de disciplines, puis de constituer un réseau de partenaires, notamment européens, et de réfléchir à la structuration méthodologique du champ. Il a pour partenaires institutionnels actuels le réseau de recherche international EMoDiR et le Queen Mary Centre on Religion and Literature in English.

Thème C3. Le texte et sa postérité

(resp. Ruth Menzies et Gérard Hugues)

Membres du thème : Nathalie Bernard, Jean-Louis Claret, Gérard Hugues, Laurence Lux-Sterritt, Ruth Menzies, Anne Page,  Hélène Palma, Jean Viviès.

Doctorantes : Lauriane Brémond, Francesca Genesio

Docteure (2019) : Émilie Mitran

Les objets de recherche de ce thème ont en commun un travail sur la textualité : l’édition, la traduction, la réécriture et l’adaptation littéraire. Un premier axe concerne l’édition de sources et de textes (manuscrits religieux, écrits de Sir Thomas Browne chez Oxford University Press), projets portés par deux directrices de recherche du thème. Un deuxième axe concerne la traduction par trois chercheurs, dont un professeur spécialiste de la Jeune Amérique, du thème du journal de l’homme d’État américain Gouverneur Morris (1752-1816) ainsi que la traduction par une chercheuse, en collaboration avec une collègue de l’université Lyon 3 du texte de Daniel Defoe, The Storm (1704). Un troisième axe, s’appuyant sur des apports théoriques divers, des théories de l’intertextualité de Gérard Genette aux travaux de Linda Hutcheon sur la poétique du postmodernisme et sur l’adaptation, visera à mieux identifier à la fois la nature des procédés par lesquels sont appropriés, retravaillés, ou réécrits des textes existants et la nature des réseaux intertextuels de toutes sortes ainsi constitués. Il s’intéressera aux réécritures de textes classiques. Les publications de la coordonnatrice du thème sur la question de la postérité littéraire de Gulliver’s Travels (1726) de Jonathan Swift constituent une première étape dans un projet de recherche plus important sur cette problématique, projet qui entre aussi en résonance avec le thème C1. Partenariats : CIELAM (E24235, AMU), réseau de recherche sur l’adaptation/l’appropriation littéraire. Collaborations possibles avec LIRE – UMR 5611 de l’Université Lyon 3-Jean Moulin et avec l’équipe EHIC, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand.

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