MARTINERIE Camille - CV complet

MARTINERIE Camille's picture
MARTINERIE Camille
Siècles d'étude :
XXème siècle
Domaines de recherche :
Civilisation britannique et du Commonwealth, Etudes postcoloniales
Domaines de recherche :
Civilisation britannique et du Commonwealth, Etudes postcoloniales
Formation :

Diplômée de l'Ecole Normale Supérieure de Paris-Saclay 

Agrégée d'anglais en 2016 en option B: Civilisation 

2016-2017: Master 2 de Recherche en Histoire et Civilisation des pays Anglophones

Sujet de mémoire: "The Fallist campaign in South Africa: breaking away from the legacy of the Rainbow Nation (march 2015-march 2017) sous la direction de Mme Mélanie Torrent (Université Paris-Diderot)

2015-2016: Admise à l'agrégation externe d'anglais. Master 2 Formation des Enseignants anglicistes du Supérieur (ENS Cachan)

2014-2015: Master 1 Anglais de Spécialité (ENS Cachan/ University of Cape Town)

Sujet de mémoire: "The politics of performance in post-apartheid South Africa: dance and cross-cultural reconciliation"

2014-2013: Admise à l'ENS de Cachan. Licence 3 Langues, Littératures et Civilisations Etrangères et Régionales (LLCER) (Université Paris-Diderot)

2011-2013: Classes Préparatoires Littéraire (CPGE) au Lycée Guist'hau à Nantes.

 

 

Titre de thèse:
Decolonizing knowledge in South African universities: the end of the post-apartheid status quo on race relations?
Directeur de recherche :
Gilles Teulié
Date de la première inscription :
04.12.2017
Date de soutenance prévue :
01.12.2020
Résumé de la thèse en français :

L’appel à la « décolonisation des savoirs » en 2017 est loin d’être un phénomène nouveau sur la scène politique et académique ; cependant, il a trouvé un second souffle et une nouvelle expression à travers les revendications des mouvements étudiants sud-africains #RhodesMustFall et #FeesMustFall qui militent (respectivement depuis mars et octobre 2015) pour une réforme du système éducatif. Après avoir fait campagne pour le déplacement de la statue de Cecil John Rhodes (#RhodesMustFall) et avoir obtenu gain de cause en mai 2015, la contestation s’est cristallisée autour de la question des frais de scolarité (#FeesMustFall) dans les médias notamment à cause des destructions et de la violence occasionnées sur les campus sud-africains sans pour autant que les étudiants ne perdent de vue la décolonisation des savoirs et la transformation de la culture institutionnelle universitaire, dénoncée comme essentiellement « blanche » et euro-centrique.  Leurs principales revendications s’inscrivent dans une démarche proprement héritée des penseurs « décoloniaux » comme Stephen Biko ou Frantz Fanon (dont les étudiants se revendiquent les descendants spirituels) en vue de provoquer une conversation qui n’a cessé d’être reportée depuis la naissance de la démocratie sud-africaine en 1994 : la transformation des relations raciales après l’apartheid et la résolution de la question nationale à travers un redressement des inégalités économiques.

L'objectif premier de ma thèse est d'abord de documenter de près le processus de "décolonisation des savoirs" actuellement mise en place dans les universités sud-africaines et en particulier à l'Université du Cap où j'effectuerai un séjour d'un an dans le cadre de ma co-tutelle internationale afin de comparer cette tentative avec les entreprises précédentes de "transformation" en 1994. Il s'agit également d'apporter un regard neuf sur le mouvement social étudiant en Afrique du Sud en l'ancrant  dans un contexte historique comparatif pertinent avec des pays d’Afrique anglophones riverains (tel que le Zimbabwe) mais aussi entre pays d’Afrique francophones et anglophones (tel que l’Algérie ou le Sénégal). Le second objectif serait d’établir une généalogie de la pensée décoloniale portée par les étudiants sud-africains en se focalisant sur la place de certains penseurs décoloniaux comme Frantz Fanon, Julius Nyerere, Thomas Sankara (entre autres) dans les mouvements sociaux de leurs pays respectifs 20 ans après leur indépendance afin de mesurer pleinement le rôle actuel de certains courants de pensées comme le Pan-africanisme ou la "Conscience noire". J'entends apporter un éclairage sur la terminologie "décoloniale" ainsi qu'une meilleure compréhension de ces mouvements sociaux en vue d' anticiper ou mieux interpréter d’éventuelles mutations démocratiques et politiques en Afrique du Sud.

5 mots-clés en français :

Education/Enseignement supérieur

Histoire des mouvements sociaux étudiants

Décolonisation des savoirs

Mutations politiques et démocratiques

Postcolonialisme

Résumé de la thèse en anglais :

 

The call for the decolonization of knowledge in 2017 is far from being a recent phenomenon on both the political and the academic scene. However, it has gained momentum through the claims of South African students who started campaigning for a « decolonial » education system since March 2015. The first wave of protests was known as the #RhodesMustFall campaign as it was centered around the removal of Cecil John Rhodes’s statue off the campus of the University of Cape Town. After the statue was successfully removed, the student protests crystalized around the issue of tuition fees with the advent of the #FeesMustFall campaign, a few months later. Violent images of the protests circulated through the media evoking old images of the « struggle » of students during apartheid. Destruction of university property and artworks played against the students who gradually lost credibility along with the general support of the South African population. Despite many violent altercations with the police forces, the students kept fighting for their cause within the university through demonstrations, class disruptions and silent protests during staff meetings. They denounced institutional racism meaning the lack of effective « transformation » and eurocentricity of the institutional culture taught in South African universities. Their main claims were inspired by the discourses of « decolonial » thinkers such as Stephen Biko and Frantz Fanon to whom they seem to pay a constant tribute. The students intended to trigger a conversation that has long been postponed since the birth of the country’s new constitution in 1994 : the transformation of race relations after apartheid and the end of economic inequalities in South Africa,

 

The first objective of my research is to document closely the decolonizing process of the curricula in the South African universities, and most particularly at the University of Cape Town (UCT) where I intend to stay a year as part of my international joint PhD programme. I will endeavor to compare this decolonizing attempt with previous ones such as the “transformation” of curricula in 1994 through the exploration of the archives of the History department at UCT. I am aiming at introducing a new (historical) perspective on the South African student movements by anchoring these social movements in relevant comparative contexts that are neighboring anglophone countries such as Zimbabwe but also francophone countries such as Algeria and Senegal to understand South Africa not as an exception but as a part of the global history of postcolonial African social movements. The second aim of my research consists in retracing the genealogy of the “decolonial thought” supported by South African students by focusing on the role of key thinkers (Frantz Fanon, Julius Nyerere, Thomas Sankara amongst others) in their respective social movements and countries, twenty years after their independence so as to rethink the current role of some of the Pan-African and Black consciousness philosophies in social movements today. Through this research, I intend to clarify the decolonial terminology that is used so as to better interpret or explain political and democratic evolutions and mutations in contemporary South Africa.

5 mots-clés en anglais:

Higher education

Decolonization of knowledge

History of student social movements

Postcolonialism

Political and democratic mutations

Contrats et bourses :

Contrat doctoral spécifique normalien

Publications :

Chapitre d'ouvrages collectifs ou actes de colloque:

 

"A long dance to freedom? La nation arc-en-ciel au prisme de la danse" in Marie-Claude BARBIER et Cécile PERROT (dir.), Afrique du Sud : Mémoire, héritages et ruptures, ouvrage GRER (Groupe de recherche sur l'eugénisme et le racisme), Paris, L'Harmattan, collection "Racisme et Eugénisme"(2018).

 

Autres activités professionnelles :

Enseignement:

2017-2018: AMU Mission d'enseignement (Semestre 1)

- TD Traduction L3 LLCER: version et thème (2h par semaine)

- TD Civilisation britannique L1 Trilangues : Civilisation britannique et du Commonwealth (3h par semaine)

2017-2018: University of Cape Town (Semestre 2)

- TD Histoire L1: World History (1h par semaine)

- TD Français Langue Etrangère L2: cours de conversation (2h par semaine)

- TD Français Langue Etrangère L1: chargée l'élaboration des cours de laboratoire de langue (2h par semaine)

2018-2019 University of Cape Town (Semestre 1)

- TD Français Langue Etrangère L2: cours de conversation (2h par semaine)

- TD Français des Affaires (FOS: Français sur Objectifs Spécifiques) L3: cours de conversation (2h) et laboratoire de langues (2h)

2018-2019 (Semestre 2) AMU

- TD Traduction L3 LLCER: Thème (1h par semaine)

- TD Civilisation Britannique et du Commonwealth: A Disunited Kingdom? (4h30 par semaine)